Tout au long de cette année scolaire, deux fois par trimestre, des jeunes se sont retrouvés autour de David et Christophe pour préparer, animer et célébrer ensemble la messe du samedi soir. L'idée première était de proposer aux paroissiens "habituels" d'être là, autour de cette petite équipe. Non pas une messe de jeunes, mais une messe avec des jeunes. Petit à petit, la forme a pris corps, les flûtes et les guitares ont pris de l'assurance, les lecteurs ont posé leur voix et chacun y a trouvé sa place. Et pour prolonger la joie d'être ensemble, la soirée continuait autour d'un pique-nique, de quiches, de tartes, de crêpes et d'une guitare. Les voir chanter, rire, partager ces moments-là me laissent espérer qu'ils continueront leur chemin au côté du Dieu qui les rassemble. Et il ne faut pas que ça s'arrête...
"Je t'offre la journée qui ouvre ses portes à ma vie, Je t'offre mes espoirs et mes rencontres d'aujourd'hui, Tous ces gestes d'amour que j'essaierai d'inventer, Ces temps où je serai là à prier. Je t'offre la caresse que fera le vent sur mes joues, Je t'offre les enfants qui savent si bien rire de tout, Ceux qui vont au travail pour gagner leur pain quotidien, Tout en construisant le monde de demain. Toi qui as pris du pain pour nous rassasier de ta vie, Je t'offre ma journée pour qu'elle puisse porter de son fruit, Toi qui as pris du vin pour que chaque jour ait un sens, Que ton coeur sache porter ton espérance.
Je t'offre cette pluie qui détrempe le paysage, Je t'offre ces voitures qui roulent vers d'autres rivages, Et les heures difficiles où l'on voudrait abandonner, Quand on ne croit plus pouvoir se lever. Je t'offre les repas, le travail, les temps de repos, Je t'offre les sourires, l'amitié, tout ce qui est beau, Chaque jour, chaque nuit où le ciel est à la confiance, Quand l'amour nous entraîne dans sa danse."
Comme chaque année, à la même époque, nous attendons de pouvoir profiter des quelques fruits du jardin. Et seuls poussent résistent , chez nous, les arbres, les fleurs, ne réclamant aucune attention particulière de notre part...faut quand même pas trop en demander... Mais il faut jouer serré car souvent d'affreux volatiles noirs, à la réputation incertaine, ou tachés de blancs, et qu'on dit voleuses, se montrent plus rapides que nous. Nous n'avons plus qu'à nous consoler avec les noyaux éparpillés au sol, entre quelques plumes tombées pendant la bataille. Et la confiture de noyaux de cerises, bof... En général, ils agissent en meute, de jour, en famille, et en un temps record, défiant tout engin sophistiqué spécialisé dans la cueillette des fruits. Mais depuis quelques jours, ou plutôt quelques nuits, un animal solitaire s'acharne, seul, longuement, sous nos fenêtres, à dénoyauter une à une et avant l'attaque finale de ses collègues, chaque cerise, en piaillant de plaisir...
Et c'est bien connu (...), 1 - Je n'aime pas les oiseaux à plumes et vice versa... 2 - Mes nuits sont déjà quotidiennement bercées par un doux ronron...
Alors, j'avoue, depuis peu, je m'entraîne en secret au lance-pierre et à la sarbacane, parce que je vais finir par...
Le temps de célébrer un mariage, dans une belle cathédrale d'un diocèse voisin, certains ont trouvé un moyen simple, discret (quoique...) et sans doute efficace d'être mal garé, au plus près de l'entrée de l'édifice...
Regarder. Ouvrir les yeux. Être attentif. A tout. A tout ce qui nous entoure. A chaque instant. Le ciel, les nuages, l'oiseau qui plonge sur sa proie, la cime des arbres, la fleur qui va éclore demain. Parce que le regard d'un enfant est précieux, naïf et si vrai, qu'il s'invente les plus belles histoires à partir de rien, quand il parle d'infini alors que nous ne voyons que le futile, quand des yeux d'adultes ont si peur du beau, qu'ils ne savent rien de la beauté révélée d'un visage. Être attentif. Un visage a tant à donner, tellement à partager. En posant un regard vers l'autre, plonger dans l'immensité de son âme, comprendre ses failles, laisser transparaître une seconde de bonheur, en un instant, parce que l'éphémère offre souvent le meilleur. A celui que l'on croise, à celui qui attend, à celui qui est proche, à celui qui s'éloigne, à celui qui nous tend la main. Attraper son regard. Regarder. Vite. Avant qu'il ne soit trop tard.
Comment vais-je retrouver mon arbre après trois semaines d'une bouffe alimentation à faire envie peur ? Nous recevons des nouvelles par mail presque chaque jour nuit. Nous recevons aussi des photos...commentées...
"Je commence à comprendre pourquoi les américains sont si gros ! "
ou encore : "J'ai acheté du sirop d'érable et du beurre de cacahuètes. Pour le beurre de cacahuète, j'en ai acheté que 250g du crémeux, il y en avait des pots jusqu'à 1kg et il y avait aussi du croustillant. Je peux en ramener 1kg si tu veux..." Nooooooooooooooon !
ou : "on a mangé nos sandwichs. Je suis un des seuls à les faire tout seul, mais je suis aussi un des seuls qui a des sandwichs bons (fromage, tranche de rôti de boeuf ou tranche de poitrine de dinde...) Il ne me manque de rien, et je mange à ma faim (très mal équilibré, mais à ma faim)..."
et ça concerne tout le monde... : "Il y a aussi un écureuil (obèse, à force de manger des cacahuètes), qui vient manger dans la main...."
Au retour, salade verte, épinards, tomates et trampoline, matin, midi et soir...!
"Bienheureux ceux qui savent rire d’eux-mêmes, ils n’ont pas fini de s’amuser.
Bienheureux ceux qui savent distinguer une montagne d’une taupinière, ils leur sera épargné bien des tracas.
Bienheureux ceux qui sont capables de se reposer et de dormir sans chercher d’excuse, ils deviendront sages.
Bienheureux ceux qui savent se taire et écouter, ils apprendront des choses nouvelles.
Bienheureux ceux qui sont assez intelligents pour ne pas se prendre au sérieux, ils seront appréciés de leur entourage.
Heureux êtes-vous si vous savez regarder sérieusement les petites choses et paisiblement les choses sérieuses, vous irez loin dans la vie.
Heureux êtes-vous si vous êtes capables de toujours interpréter avec bienveillance les attitudes des autres, même si les apparences sont contraires, Vous passerez pour des naïfs, mais la charité est à ce prix.
Bienheureux ceux qui pensent avant d’agir et prient avant de penser, ils éviteront bien des bêtises.
Heureux êtes-vous si vous savez vous taire et sourire, même quand on vous coupe la parole ou qu’on vous marche sur le pieds. L’évangile commence à pénétrer votre cœur.
Bienheureux surtout vous qui savez reconnaître le Seigneur en tous ceux que vous rencontrez, vous avez trouvé la vraie lumière, Vous avez trouvé la véritable sagesse."
Parce que ça lui rapporte combien cette jolie photo, partout en France, dans tous les journaux, aujourd'hui ?
Faudrait peut-être aussi penser à améliorer l'état de certaines routes... Faudrait peut-être aussi penser à être là où la route est réellement dangereuse... Parce que, ça peut aussi nous sauver la vie. Allez, un coup de gueule ici, ça c'est fait... Et puis, le gilet jaune et moche, et qui ne va avec rien, et le triangle rouge, ils sont déjà dans mon camion...alors...
Si l'enfant vit dans la critique, il apprend à blâmer. Si l'enfant vit dans l'animosité, il apprend à régresser. Si l'enfant vit dans la moquerie, il apprend à se renfermer sur lui-même. Si l'enfant vit dans la honte, il apprend à se sentir coupable.
Si l'enfant vit dans la tolérance, il apprend à être patient. Si l'enfant vit dans la louange, il apprend à avoir confiance. Si l'enfant vit dans l'encouragement, il apprend à apprécier les gens. Si l'enfant vit dans l'équité, il apprend à être juste. Si l'enfant vit dans la sécurité, il apprend à avoir foi en l'avenir. Si l'enfant vit dans l'approbation, il apprend à s'aimer lui-même. Si l'enfant vit dans l'acceptation et l'amitié, il apprend à être sensible à l'amour dans le monde.
Les activités des uns et des autres ont commencé, avec un peu d'avance, à prendre un rythme estival. Et quitte à faire des kilomètres un mercredi, autant s'aérer les neurones. Au milieu du bruit strident des ponceuses et de la poussière blanche, regarder naître d'un bloc de pierre ce que la main de l'homme veut bien nous laisser voir. Les jeunes yeux plongent en quelques secondes dans un univers fantastique et poussent le regard des adultes à se laisser surprendre, à imaginer...il suffit alors d'écouter pour y croire.
La toile n'en finira pas de me surprendre... et le temps qui file, de plus en plus vite, aurait tendance à nous faire oublier qu'il faut se parler, se dire combien une rencontre peut être importante, marquant toute une vie, comme une empreinte indélébile, comme une trace au coeur inscrite profondément.
Aujourd'hui, un mail d'un visiteur...imprévu, inattendu. D'un blog à l'autre, tu es arrivé ici. Enfant, j'aimais t'entendre arriver à la maison, guettant chaque invité cachée sur les marches de l'escalier. Tu y retrouvais ton équipe, toi le prêtre, eux, tes amis. Vous priiez, vous partagiez, et vous riiez beaucoup. Tu étais là aussi un samedi après-midi de septembre, il y a 17 ans, sous un soleil de plomb, pour célébrer dans cette belle cathédrale la fête de notre mariage, nous entourant de tes prières et de ton amitié. Aujourd'hui, nos chemins se croisent de temps à autre, pas assez d'ailleurs. Tu es pour moi un re-père. Ton écoute précieuse n'a pas de prix, quand mes doutes, mes questions, mes révoltes se font trop lourds. Ton oeil vif comme ta sagesse interpellent. Ta valise est toujours prête pour visiter le monde. Et ton savoir est sans limite. Alors, je crois que je vais oser profiter de cet espace pour te dire mon amitié, mon respect, mon admiration, mieux que je ne saurais te le dire en face, pudeur oblige. Merci E. Touchée. Sincèrement.
Jouer avec les aiguilles d'une montre. Tourner les pages du calendrier. En arrière, non pas pour faire vivre des regrets ou des remords, mais par un tout petit coup de pouce, faire que les choses se passent autrement, différemment. En avant, pour anticiper, pour s'adapter plus vite, sereinement. Mais, raisonnablement, les événements se mettent en place, à leur rythme. On ne les subit pas. On les vit. Et on doit les recevoir comme ils se présentent, avec la même envie, la même passion, toujours. Et vivre alors chaque instant, si précieux, peu importe le temps qu'il reste...des années, des jours, des heures, même une seconde, vivre...
"Combien de temps... Combien de temps encore Des années, des jours, des heures, combien ? Quand j'y pense, mon coeur bat si fort... Mon pays c'est la vie. Combien de temps... Combien ? Je l'aime tant, le temps qui reste... Je veux rire, courir, pleurer, parler, Et voir, et croire Et boire, danser, Crier, manger, nager, bondir, désobéir J'ai pas fini, j'ai pas fini Voler, chanter, partir, repartir Souffrir, aimer Je l'aime tant le temps qui reste Je ne sais plus où je suis né, ni quand Je sais qu'il n'y a pas longtemps... Et que mon pays c'est la vie Je sais aussi que mon père disait : Le temps c'est comme ton pain... Gardes-en pour demain... J'ai encore du pain Encore du temps, mais combien ? Je veux jouer encore... Je veux rire des montagnes de rires, Je veux pleurer des torrents de larmes, Je veux boire des bateaux entiers de vin De Bordeaux et d'Italie Et danser, crier, voler, nager dans tous les océans J'ai pas fini, j'ai pas fini Je veux chanter Je veux parler jusqu'à la fin de ma voix... Je l'aime tant le temps qui reste... Combien de temps... Combien de temps encore ? Des années, des jours, des heures, combien ? Je veux des histoires, des voyages... J'ai tant de gens à voir, tant d'images.. Des enfants, des femmes, des grands hommes, Des petits hommes, des marrants, des tristes, Des très intelligents et des cons, C'est drôle, les cons ça repose, C'est comme le feuillage au milieu des roses... Combien de temps... Combien de temps encore ? Des années, des jours, des heures, combien ? Quand l'orchestre s'arrêtera, je danserai encore... Quand les avions ne voleront plus, je volerai tout seul... Quand le temps s'arrêtera..."