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May 04 Pas besoin de cartons. Pas besoin de camion. Pas de larmes d’adieu. Comme d’autres qui ont déjà pris le large, s’éloignant d’un Live Spaces devenu vraiment “lourd”… Ce week-end, la souris a usé son tapis. Quatre mains, deux têtes, et le projet a pris forme. A force de clics, de patience, j’ai découvert la “zenitude” de mon webmaster personnel, que certains appellent '”mon arbre”… Merci Pierre… Bien sûr, il faut améliorer la “chose”. Bien sûr, bien sûr… Rendez-vous donc maintenant ici : http://www.des-petits-riens-qui-disent-tant.fr On y va, vous me suivez ?… May 01 …de folie ou de bonheur… …pour toi, pour vous… April 30 Plusieurs fois déjà, j’ai cherché à poser des mots… Plusieurs fois déjà, ils sont restés enfouis en vrac sur un modeste brouillon… J’aime prêter l’oreille aux conversations de la salle d’attente, non par curiosité ou moquerie malvenue, juste parce que les “anciens” me touchent. Par leur approche du monde d’aujourd'hui, par leurs mots souvent justes sur le temps qui passe ou qu’il fait. Qu’ils viennent de la ville ou des campagnes environnantes, ils savent l’âpreté de la vie et la richesse d’un sourire. Parce qu’ils ont connu le temps des bombes et des ravages de la guerre. Parce que leur quotidien est souvent vide. Parce que la solitude emplit désormais leur vie. Les enfants sont loin, Les petits-enfants grandissent, ailleurs. Les quelques photos reçues, il y a longtemps, sont sur la cheminée, un peu jaunies par le temps. Les générations passent au loin. Bien sûr, le téléphone donne quelques nouvelles, parfois, rarement. Chez eux, la télé reste allumée, comme un semblant de présence, de bruit, d’agitation, de vie. Alors, ils arrivent là, tôt, puisqu’ils ont le temps. Et, une fois assis, ils parlent, ils me parlent, ils se parlent. Sans attendre. La météo lance les conversations, la santé ensuite. La douleur se partage, les souffrances se comparent et on compatit pour l’autre, à mots à peine couverts. Le temps qui passe. Les études des petits-enfants, les choix de vie des plus grands, les évoquer pour les faire vivre un peu plus près. Ils repartent, soulagés de quelques maux mots… Une journée peut-être un peu moins fade que d’autres… April 28 1960. Une belle décapotable, Un saxo, Une histoire d’amour noyée sous un bon Whisky, Les mots de Rimbaud, La voix de Sinatra, Des planches, comme des bulles de champagne pour quelques notes de jazz… Direction Saint Germain, puis rouler vers l’ouest ! Bruno Le Floc’h - Editions Dargaud April 26 Parce que les cadeaux les plus inattendus sont les plus beaux. Parce que les souvenirs qu’ils entrainent restent incrustés à jamais au plus profond de chaque pore de la peau.
Il suffit de l’arrivée inattendue de deux amies, le panier de pique-nique à la main, qui viennent me rejoindre là où je ne les attendais pas. Il suffit d’une réunion, qui, au fil des minutes qui passent, après avoir chanté, prié, partagé, fait jaillir une demande aussi émouvante que bouleversante : dis, tu veux être ma marraine de confirmation ? Il suffit d’un anniversaire où, à la surprise générale, on veut m’offrir une “sensation”…
Cet après-midi, le rêve a rejoint la réalité. Cet après-midi, j’ai oublié les regards masculins qui en disaient trop long sur la ligne de départ. J’ai ajusté mon casque, avancé le siège au maximum, calé le rehausseur dans le dos, posé les mains sur le volant, écouté les consignes du co-pilote. Et j’ai écrasé la pédale d’accélérateur…
April 24 Nous, soussignés, monsieur et madame Tarcisius, autorisons tout lecteur, passager virtuel, commentateur bavard ou taiseux, à effectuer toutes les recherches utiles et nécessaires, voire indispensables, pour retrouver trace de leur fils, égaré dans les pages de l’Histoire, afin de faire connaitre sa vie, son œuvre à des jeunes de 6èmes qui n'en ont pas grand chose à faire, qui seront bien contents de rentrer chez eux ce soir avec un nouvel ami…. Fait ici, le 24 avril 2009 et proposé aussi ici, moyen technologique du moment le plus adapté aux circonstances d'urgence.
D. Tarcisius et M. Tarcisius Ne pas s’inquiéter à la lecture de ce ridicule billet. Mais je viens de découvrir ce charmant personnage qu’il me faut donc présenter ce soir et, je l’avoue, il ne m’est pas des plus familiers…
April 22 Vermeer (1632-1675) – La jeune fille à la perle (1665)
Je suis loin d’être une adepte des musées. Certains aiment y flâner, prendre le temps de s’imprégner d’une ambiance, d’une époque. D’autres ne viennent que pour l’œuvre, celle qui a fait la réputation du lieu. Je ne rentre ni dans l’une ni dans l’autre de ces catégories…C’est vous dire… Le tableau n’est pas grand. La pièce non plus, carrée, dans le prolongement de pièces similaires, carrées elles aussi. Entouré d’autres œuvres, bien sûr moins célèbres. Accroché face à un siège, large, long, où chacun peut se poser, s’arrêter, observer, là où la lumière enrobe le regard, juste comme il faut. Avant que je ne m’en rende compte, le regard de l’enfant m’avait aspirée… Je me suis assise, longtemps. Je l’ai regardée, longtemps. Les couleurs étaient justes. La lumière envoutante. De son regard fixe on entendait sa voix. Son histoire a défilé devant moi, comme un film noir. Sa vie, comme une tragédie. April 21 Avez-vous déjà observé les chiffres avec les yeux d'un enfant de sept ans ? 80, vous dites quatre-vingts. 70, vous dites soixante-dix. 70, lui vous dira trois-vingts... Logique, non ?
April 20 Après les croquettes bio, les coiffeurs, les jouets ou autre brosse à dent ergonomique, les maisons de vacances, les jardins du souvenir…
April 19
“Oraison les yeux ouverts, rien qu’à regarder par la fenêtre ouverte les arbres des environs étrennant avec naturel, naïveté presque, leur verdure recouvrée. Et si le regard, le seul regard immobile en son acte était aussi persévérant qu’une prière, aussi sensible à Dieu qu’un encens ?” François Cassingena-Trévédy Moine de Ligugé in Etincelles II April 17 enfin un cinéma dans la ville enfin des fauteuils du son des images sur l'écran des films enfin une carte d'abonnement enfin un cinéma chez nous et commencer avec Clint Eastwood et sa Gran Torino, ça présage de belles toiles, non ?
April 16 Je l’ai revue….comme une trace, un souvenir, vague, loin. Cette cabane, cachée sous l’arbre de mon enfance. Un arbre au milieu d’autres arbres, immenses, si hauts, vus de si bas dans ce jardin si vaste. Les branches entremêlées les unes aux autres, comme un gigantesque labyrinthe. On s’y aventurait chaque jour un peu plus. On traçait des pistes, des routes ; on construisait des villes, des villages. Les pommiers, une branche, un creux dans la terre, une frontière magique. Les heures défilaient autant que notre imagination courait. Chacun avait son rôle, son titre, son emblème. Selon l’âge, l’entêtement ou le courage. Cette cabane faite de riens, de tout. De boites, de cailloux, de morceaux de bois.
Je ne sais plus. Un rêve ? Peut-être… Peut-être pas… April 14
des champs colorés à perte de vue…
des paysages renversants…
des vélos, des canaux, et des bateaux… April 05 Qui sont-ils, tous ces gens qui entrent dans l’église ce matin ? Ils arrivent, déjà, une branche à la main. Ils regardent autour d’eux cet endroit qui ne leur est pas familier. En passant la lourde porte, ils ressentent comme un courant d’air, il fait toujours frais ici. Ils ne connaissent personne. Ils viennent, vieux, moins vieux, seuls, moins seuls. Comme chaque année, ils sont là. Forcément encore un peu moins nombreux, certains se sont perdus en chemin depuis l’an passé. Pourquoi revenir ? de toute façon, avec tout ce qu’on entend sur cette Eglise aujourd’hui. Pas la peine. D’autres, égarés, vers d’autres dieux, trop loin, ont préféré ne même pas y penser. Ils retrouvent vite les gestes, les rites, quelques paroles. La grand-mère se penche vers l’enfant, lasse de lui dire de bien se tenir. Il ne peut rien voir, debout au trentième rang. Alors il s’agite ; le temps ne passe pas vite. Il ne peut même pas parler. On lui demande de se taire. Ne pas bouger. Ne pas parler. Ne rien voir. il ne peut qu’observer de sa hauteur les manteaux usés, les carnets de chants vieillis, la paille des chaises qui s’effiloche. Vont-ils trouvé un regard ? une main accueillante ? Que viennent-ils chercher ? Leur rameau sera béni. Ils le déposeront chez eux, au-dessus de la croix dans l’entrée de la maison. Jusqu’à l’année prochaine. Mais que va t-il leur rester, tout au fond d’eux ? Que vont-ils emporter ? Quelle image, quelles impressions ? Une envie d’encore ? Un brin de nostalgie ? Un pourquoi ? Que vont-ils dire, à table, ce midi ? Qu’auront-ils retenu de ce dimanche matin ? Verront-ils ce qui nous pousse à revenir, ici, chaque semaine ? Ô Dieu, fais rayonner nos visages, d’une lumière qui réchauffe. Ô Dieu, fais résonner les pierres de ton Eglise dans le cœur de ceux qui sont “en passage”.
April 04
“Deviens en toi-même une maison de paix, un point tranquille tourné vers Dieu. Mets-toi à l'école du silence profond et vrai qui n'est pas mutisme mais passerelle vers l'écoute et la communion. N'emplis pas tes jours de mots inutiles et d'agitation. Nos villes surchargées de bruit tuent dans l'homme ce qu'il a d'essentiel. Ouvre-lui une porte, au cœur purifié de ton amitié.” April 02 15 ans, tagueur de chambre…
Son antre est en morceau depuis ce matin, éparpillée en parpaings égarés dans le jardin, et hier soir, discrètement, après avoir tout vidé, rangé, jeté, déménagé, transbahuté, démonté, déplacé, entassé, encartonné, empaqueté, emballé, avant de refermer la porte sur la pièce vide, il a voulu s’assurer sans doute de retrouver chaque chose à sa place… pfff…
Je ne peux m'empêcher de rajouter le mail (texte et pièce jointe) reçu de Corinne : "Vous faites refaire les toilettes aussi apparemment..."
April 01 Je suis ce vieux disque noir, rayé, usé, celui qui craque, celui qui enivre l’air ambiant d’une rengaine usée, qui étourdit à force de tourner. Celui rangé à jamais dans ce grenier oublié, qu’on atteint en grimpant douze marches grinçantes, cet endroit poussiéreux, gris, mais entouré de souvenirs rares qui ressurgissent en un rien de temps, une odeur, un bruit, une impression, un retour en arrière, en enfance, loin. Ce solo de guitare, chaque note qui s’égrène, une à une, le casque arrimé aux oreilles, les yeux fermés, l’esprit d’un vide serein, je suis. Cette voix, qui devient si familière à force d’être proche, cette percussion qui rythme le temps, comme la clepsydre qui décompte les jours, comme la pulsation qui cogne à travers les veines. Cette musique, jamais écoutée, seulement entendue, qui tombe, là, au moment le plus inattendu, et qui laisse sans voix. Parce que le mouvement des instruments éclabousse l’instant vécu. La tête ailleurs, je suis.
“Un soupir vient souvent d’un souvenir” Victor Hugo
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